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SIN CITY

Premier tome d´une saga prometteuse. Avec cet opus, Miller créé son univers cultissime, c´est son coup de crayon original qui donne la vie à cette population mafieuse, brutale et/ou sexy. Une ville qui porte bien son nom, sordide et glauque, où chaque coin de rue la nuit peut être mortelle, entre flics corrompus, prostituées fatales, politicards verreux, mercenaires, affolés de la gachette, hommes de mains, strip-teaseuses, hommes de foi...

C´est l´histoire de Marv, une brute épaisse qui partage sa nuit avec une déesse, et se sent obligé de faire la peau à celui qui l'a crevée à côté de lui au petit matin. C´est sa descente aux enfers, et il partira pas tout seul, dommage pour ses alliés, tant mieux pour les pourris, qui se suivent et se ressemblent, de plus en plus puissants et fous sur son chemin, ils vont perdre des bouts les enflures.

Avec cette histoire on se prend une claque dans la gueule, comme si Marv sortait sa main du comics pour nous en mettre une, secoue toi mec j'te raconte pas la belle au bois dormant nous dirait-il. Poignant, sombre, sans fioritures, la sangante vengeance se laisse lire avec plaisir, on s´évade dans ce monde pourri où les justiciers sont pas des cow-boy blancs, mais des types dont les mains sentent la viande et dont la gueule à du tuer la sage-femme qui les a vu naitre.

En tout cas Miller créait l´évènement, on en redemande et on est servi.

+SIN CITY: Le Grand Carnage.

Cet opus est celui d´un cow-boy, mais plutôt du genre western-spaghetti du maître Leone que d´un John Wayne: héro au passé sombre, les mecs trépassent là où il passe, les nanas autour de lui sont exquises mais mortelles.

Dans ce tome, on aborde ainsi différents éléments de l´univers Sin City, d´abord les prostituées dont on avait pu froler l´univers dans le premier tome, toutes plus belles les unes-des autres, il y en a pour tout les gouts, on découvre en particulier Miho qui tue d´un simple regard si j´ose dire. Beaucoup de personnages dans ce tomes, Gail la "mère" de ce petit monde, un revenant pas content qui va lui mener la vie dure avec des larbins affreux ou débiles, Dwight le héro qui apparait chez la magnifique Shellie, pour un face à face avec un flic magistral, bien naîf et nerveux.

Tout ce petit monde se retrouve catapulté dans une sombre histoire; ayant dépassés les limites cela les amènera à ce qu´il n´en reste pas beaucoup à la fin...Bref un tome toujours aussi bon que le début, avec des personnages tout aussi charismatiques et de l´action en veux-tu en voilà qui a un certain punch, prenant du début à la fin, on en redemande encore et encore.

+SIN CITY: That Yellow Bastard

Mon premier comics de Sin City.
Après avoir vu le film, "Cet enfant de salaud" m'a donc fait replonger dans l'univers à ses sources mêmes, ambiance sombre et glauque habituelle de la collection. Un plaisir de découvrir cette histoire déja mise à l'écran, vraiment passionnante à lire et surtout admirer tant le coup de crayon et la gestion des dessins sont particuliers à Miller et propices à l'univers, ces jeux d'ombres ou esquisses de batiments que l'esprits devine entièrement, l'amorce à un suivi imaginaire dont on nous donne les bases. On déteste ce batard, on voudrait lui règler son compte nous même, on accompagne les gestes d'Hartigan jusqu'à être sûr que tout est terminé.

= SIN CITY : Le film

Adaptation stricte des trois tomes pré-cités, accompagnés d'une introduction et d'une conclusion, le film reste à mon goût la meilleure transposition à l'écran d'un comic qu'on ait jamais vu.

La critique n'y trouve à lui reprocher que d'être trop justement en phase avec les plans originels, mais qu'on ait lu ou non les tomes on y prend son pied, parce qu'on met un pied dans l'univers qu'on ne souhaiterait quitter, ou on prend son pied en revoyant ces histoires avec un casting du tonnerre qui pour une fois, notons le aussi, colle plutôt bien aux personnages, même si il fait "tapis rouge", quoiqu'on y retrouve finalement pas que des stars en vogue (Willis, Owen), on redécouvre aussi des acteurs/actrices soit oubliés (Madsen, Rourke), soit qui demandent à tout recommencer pendant qu'il en est temps (Alba).

Sin City est tout ce que les fans de comics ont toujours attendu, un film qui rend hommage à l'oeuvre originelle qu'il chérissent, et qui amène le néophyte à se plonger dans les lectures (comme je l'ai fait).

Déja deux suites sont prévues, Sin City 2 étant l'adaptation de "A Dame to kill for", avec Dwight pas encore passé sur le billard, on salive déja.

Notons pour terminer qu'est sorti à noël un coffret limité, taille 21x29.7 contenant le coffret 2dvd, un dvd sur l'histoire du comic, une affiche et des cartes postales mais aussi l'art book de Sin City; un coffret qui rend hommage à l'oeuvre, trouvant parfaitement sa place auprès des tomes de votre bibliothèque et comblant quasimment toutes les attentes (manque encore la version longue du film, sortie uniquement en zone 1 et contenant quelques minces scènes supplémentaires).