Vous l’avez attendu…Vous en avez même fait des rêves érotique…Et je vous comprend !!!

Alors pour vous messieurs et surtout pour vous mesdemoiselles, voici le seul et l’unique Hellghost !!! Le sauveur de l’humanité venu sur ce blog afin de vous prêchez la bonne parole sur la sainte œuvre de Saint Mike Mignola…Amen révérend !!!

-         Mais St Hellghost ! Si vous êtes ici pour nous faire part de vos saintes connaissances sur St Hellboy…Pourquoi faîtes vous une chronique sur l’œuvre de John Byrne ‘Next Men’ ?!

-          Saches jeune païen qu’en tant que Saint, tout ce que je fais, dis ou ordonnes a une signification & une raison quasi biblique. Par conséquent si tu écoutes attentivement mes saintes paroles tu te rendras vite compte que pour conter une histoire rien ne vaut de commencer par le commencement…

Et le dit commencement eu lieu en Décembre 1993 dans le 3ème chapitre de l’arc ‘Faith’ de la série ‘John Byrne’s Next Men’ –Avouez qu’on ne peut pas faire plus précis que ça-. En effet HB nous honore de sa présence sur une dizaine de pages perdu au beau milieu d’une série où la présence d’un démon chasseur de démons n’a pas grand chose à y faire. Mais le personnage et son incroyable charisme sont bien là et aussi incroyable que cela peut paraître ça marche !

hellboy_first3

Le comics commence de la même manière que les deux précédents chapitres de l’arc ‘Faith’…C’est à dire de manière incroyablement chiante. La série a très très mal vieilli et ce autant sur le plan graphique que sur le plan narratif. Tout ici est fait ou presque pour vous donnez envie de refermer le dit comics et de faire un petit dodo. On peut donc y voir des personnages haut en couleurs criardes se balader dans des décors kitch à souhait et ce en costumes à fortes consonances ridicules ou bien…En slip o_O
Une fois ces détails architecturaux et vestimentaires digérés, l’histoire nous fait ensuite suivre l’escapade de deux jeunes hommes qui par malchance se retrouvent coincés au fond d’un souterrain en voulant fuir une attaque ennemie. Et c’est là que Mike Mignola et son coup de crayon magique interviennent...

Découpage & analyse narratif :

Le début de cette page nous montre une foule se mettant à fuir une série d'explosions lorsque en plein milieu de ce chaos, deux femmes se demandent où sont passés un certain Danny et son pote Joshua. Les deux dernières cases de cette même page -Encore sous le coup de crayon de Byrne- avancent vers un style graphique auquel il ne nous avait pas habitué avant. En effet au fur et à mesure de la progression de ses deux personnages, la lumière disparaît pour laisser place à une palette de couleur réduite au bleu et au noir. Le lecteur est ensuite interpellé par la dernière case de cette fameuse onzième page puisque ce dernier peut y voir nos deux amis entamés une chute vertigineuse au fond d'un gouffre mais la manière dont cette action nous est montrée change de ce que John Byrne à l’habitude de faire. Plus notre oeil parcourt et contemple cette image plus le noir prédomine pour finalement devenir absolu. Le style de Byrne ainsi que son univers bien particulier et réconfortant -ou règnent les super héros et les couleurs vives- disparaît sous nos yeux. Quelque chose de spécial se prépare…Mais quoi ?

Avant même que la main du lecteur ne tourne la page, son esprit est quelque part préparé à un éventuel changement. Et le changement est tout bonnement radical. Dès la première case, celui-ci peut voir et sentir le changement d'auteur, et par conséquent de style, puisque cette dite case lui montre un noir abyssale avant que la lumière ne réapparaisse sur la seconde vignette pour ainsi l’habitué à une palette de couleur différente de ce que ce dernier à l’habitude de voir depuis le début et une gestion des ombres tout bonnement hors normes. La contemplation continue jusqu'a ce que nos deux amis Joshua et Danny nous réapparaissent complètement métamophosé...De rondouillards et laids ils sont maintenant pourvus d’un trait plus mature et rigide.

Le lecteur suit ,ainsi, leur avancé dans le noir sur encore quelques cases pour ensuite distingué la forme et les traits d’un visage…Celui d’une bête rouge à cornes qui semble bondir de nulle part tout en avertissant nos deux jeunes amis d'un danger qui s’approche d’eux. Le lecteur voit ainsi ce qui semble être un singe rouge à corne portant un imperméable et un flingue de la taille d’un fer à repasser se battre contre un lézard mutant équipé de pinces pour bras et de tentacules pour gueule. C'est à ce moment précis que Joshua donne un indice capital au lecteur puisqu’il  nomme la première créature et hurle 'HELLBOY !!'. Le lecteur ainsi que le monde du comic's viennent ainsi de découvrir en l'espace de deux pages un aperçu du génie de l'homme qui sera plus tard responsable du design visuel de 'Dracula' de Francis Ford Coppola ainsi que de celui de 'Atlantide' des studios Disney...Tout bonnement anthologique vous dis-je ! 

Hellboy nous est ainsi présenté comme un personnage de comics qui se ballade à l’intérieur du comics que le lecteur a entre les mains puisque le fameux Joshua raconte à son ami à quel point il était fan du grand singe rouge et de ses aventures qu’il lisait en BD quand il était petit. Clin d'oeil adressé au lecteur qui est sans le savoir avertit qu'Hellboy verra bientôt sa tête affichée dans toutes les bonnes crémeries qui se respectent.

Ais je tout simplement rêver ?

Qu'est ce que c'est que cette bestiole bizarre qui est apparue dans ma série préféré ?

Ou lui et l'espèce de lézard mutant ont ils disparus ?

Qui va gagner ?

Le lecteur est ainsi plongé dans une multitude de questions qui le hantent jusqu'à la dernière page de ce comics. Et ce n'est pas la réapparition de personnages se baladant en slip qui va y changé quelque chose. Il vient de vivre quelque chose d'indescriptible sans le vouloir ni même sans le savoir...Anthologique je vous dis !

La lecture de ce court passage nous donne l’impression que Mignola commença à travailler sa mise en scène et son personnage depuis plus longtemps qu’on aurait pu le penser. En effet tout ce qui fait/caractérise  le Hellboy de maintenant ou presque était déjà présent en Décembre 1993. Cela va des ombres au découpage de l’action en passant par la tenue et la personnalité de son personnage fétiche. Ainsi on peut remarquer que le logo du BPRD –Bureau For Paranormal Research & Defense- apparaît déjà sur la manche droite de son imperméable ou que ce jeune chien fou trimbalait déjà son fidèle ‘Samaritain’ à la ceinture…Mais à l’envers. Autant de petits détails amusant à remarquer qui nous montrent l’évolution visuel et graphique du personnage entre 1993 et aujourd’hui.

Que dire pour finir cette chronique ?

Unique...Tout simplement ^_^